Les "soi-disants" bonnes pratiques

Vous trouverez ci-dessous un texte paru dans le numéro 462-463 des cahiers de l'ACTIF (mars 2015) dont le thème est: le déploiement de la Bientraitance au quotidien.

Voilà un texte qui sous le prétexte d'éthique, ne définit qu'une nouvelle morale qui nous replonge dans les années d'avant 1968. Qui forme les professionnels d'aujourd'hui?

On fait taire le symptôme et ensuite il est dit de mettre l'accent sur le symbolique!!!

On est en plein paradoxe...

Je vous laisse lire le texte et le commenter

Gabriel Godard

"La gestion de l’image du jeune et son accompagnement vers l’insertion :

Une nécessaire triangulation et des compromis utiles

 

Un outil avec la participation des professionnels d’une Maison d’Enfants où la gestion de l’image des jeunes accueillies doit osciller entre 3 exigences fondamentales :

  1. Nécessité de « bien traiter » la personne et de lui reconnaître le droit de gérer sa propre image.

  2. L’exercice par l’établissement de ses missions de protection

  3. Et l’inscription de la même personne dans un processus d’insertion.

 Coiffure :

Principes :

La coiffure participe de la démarche d’insertion sociale et professionnelle

Règles :

Les cheveux sont coupés régulièrement, en fonction de l’âge et des standards dans la société ; sans fioriture et sans teinture exubérante. La personnalisation s’il y a lieu doit s’inscrire dans ces limites

 Positionnement éthique des professionnels et considérations de bientraitance

  • Prévenir les injonctions, rechercher l’adhésion et l’engagement

  • Prévenir la normalisation et être attentif à la dimension identitaire

 Toilette, hygiène de corps :

Principes :

L’hygiène corporelle participe de la démarche d’insertion sociale et professionnelle, d’épanouissement, de santé et d’image

Règles :

Douche 2 fois par jour en établissement, change obligatoire à chaque douche, entretien quotidien des oreilles et des ongles qui doivent être coupés, brossage des dents après chaque repas. 

Positionnement éthique des professionnels et considération de bientraitance

  • Tenir compte des contextes de vie de la personne et des résistances

  • Ne pas s’arrêter aux constats et travailler les causes

Bijoux, piercing, tatouages :

Principes :

Ils participent de la démarche d’insertion sociale et professionnelle, l’identité et l’appartenance à un groupe de doivent pas représenter un obstacle à cette insertion

Règles :

Discrétion des bijoux et nombre limité…

Non contondants.

Tatouage interdits formellement après admission.

Scarifications interdites quelles qu’en soient la forme.

Positionnement éthique des professionnels et considérations de bientraitance

  • Mettre l’accent sur la dimension symbolique

Vêtements et accoutrement :

Principes :

Les manières de s’habiller et les vêtements participent de la démarche d’insertion sociale et professionnelle du jeune et de son identité

Règles :

Les vêtements doivent être propres, fonctionnels n’entravant pas sa mobilité, adaptés à la taille, et dont les motifs les couleurs ou la manière de les porter ne suggèrent pas des images ou des perceptions de déchéance, de violence, de délinquance, d’exclusion, d’appartenance à une identité socialement stigmatisée.

Les casquettes et les bonnets sont interdits de port à l’intérieur des murs.

Positionnement éthique des professionnels et considérations de bientraitance

  • Prêter attention aux phénomènes relatifs aux tendances vestimentaires du moment

  • Expliquer les interdits et les situer dans leur contexte légal, historique et culturel

Possessions d’objets dont le tel portable :

Principes :

Les possessions sont un droit inaliénable ; pour autant elles doivent être conformes à la loi (licite) et au Règlement de Fonctionnement. Elle participe de l’appartenance identitaire et du statut social de consommateur.

Le téléphone est un objet identitaire.

Règles :

Les possessions de la personne accueillie doivent être identifiées et justifiées de par leur provenance.

L’utilisation de tout objet en possession du jeune est conforme aux dispositions du règlement de fonctionnement, dans le prolongement du fonctionnement des établissements scolaires : pas de téléphone durant le temps scolaire et d’activité, ni à table durant les temps de repas.

Si la confidentialité des échanges téléphoniques et la préservation de la vie privée constituent la règle qu’il faut impérativement respecter, les professionnels sont susceptibles de contrôler l’usage des téléphones, lorsque des présomptions d’un usage non maîtrisé et risqué pour le jeune sont mises à jour : le contrôle est susceptible de déboucher sur le retrait conservatoire du téléphone. Il en est de même pour les ordinateurs. Le but final est moins de limiter la liberté d’usage que de donner du sens à la mission de protection et d’éduquer les jeunes au bon usage de ces médias.

L’usage du téléphone est prohibé au moment du coucher. L’éducateur est en charge de la récupération et de la mise en sécurité du téléphone.

Le critère de l’âge à partir duquel le jeune peut posséder et utiliser en autonomie le téléphone portable est discuté en équipe et travaillé avec les familles, de façon à en saisir l’intérêt, la pertinence et les risques, eu égard aux missions de l’établissement.

Positionnement éthique des professionnels et considérations de bientraitance

  • Faire valoir la légalité sur les aspects de possession

  • Promouvoir des postures suggérant la confiance, l’interaction positive avec les jeunes et leur responsabilisation"

 

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